Train céréalier en gare de Sézanne en 1999
Train céréalier en gare de Sézanne, mars 1999, à l’époque où le silo utilisait encore le transport ferroviaire.

Trafic céréalier et organisation logistique

Le territoire du Sézannais appartient à l’un des bassins céréaliers importants de la Champagne.

La présence d’infrastructures ferroviaires dans ce secteur s’explique historiquement par la nécessité d’expédier les productions agricoles vers les ports d’exportation, les zones de transformation et les grands axes logistiques nationaux.

La coopérative Novagrain, issue du rapprochement des coopératives Efigrain-Sézanne et La Champagne, joue aujourd’hui un rôle central dans cette organisation.

Selon les informations disponibles, environ 52 000 tonnes de céréales sont expédiées chaque année par rail.

Ce volume représente environ 40 trains annuels, soit près de 25 % du trafic de la ligne Oiry – Esternay.

Le transport ferroviaire permet de regrouper en un seul train l’équivalent de plusieurs dizaines de camions.

Cette organisation logistique joue un rôle important dans l’acheminement des productions céréalières du territoire vers les grands axes ferroviaires et les ports d’exportation.

Le transport ferroviaire de céréales s’inscrit dans une organisation logistique qui dépasse largement le seul territoire du Sézannais. Les trains chargés dans les installations céréalières de la région sont généralement acheminés vers de grands nœuds ferroviaires permettant leur redistribution vers les ports d’exportation ou vers des sites industriels de transformation.

Dans ce système logistique, les lignes capillaires fret comme celle reliant Oiry à Esternay jouent un rôle de collecte. Elles permettent de regrouper les productions agricoles d’un territoire avant leur acheminement vers les grands axes ferroviaires nationaux.

Ce type d’organisation reste particulièrement adapté aux productions céréalières, caractérisées par des volumes importants et relativement homogènes. Le transport par train permet alors de massifier les flux logistiques et de limiter le recours au transport routier sur de longues distances.