Le territoire du Sézannais présente aujourd’hui une situation singulière.
Une ligne ferroviaire capillaire fret, maintenue grâce à des investissements publics importants, continue d’être exploitée pour le transport de céréales à partir d’Esternay, ainsi que pour d’autres flux, notamment depuis Connantre.
Dans le même temps, certaines infrastructures ferroviaires historiquement liées à cette activité — comme les installations de la gare de Sézanne ou l’embranchement du silo Novagrain — ne sont plus utilisées.
Au sud, la section Sézanne – Anglure, qui a conservé son emprise ferroviaire, mériterait une remise à niveau afin de permettre l’exploitation des possibilités de transport de plusieurs dizaines de tonnes de marchandises.
Dans un bassin céréalier important où les infrastructures ferroviaires existent encore, cette situation invite à s’interroger sur l’équilibre entre les différents modes de transport.
La question de la remise en état de la section Sézanne – Anglure ne relève pas uniquement d’une approche patrimoniale. Elle pose, plus largement, celle de la cohérence globale d’un réseau dont certaines parties continuent d’être entretenues et exploitées, tandis que d’autres, pourtant situées au cœur du même bassin économique, restent aujourd’hui à l’écart de toute réflexion opérationnelle.
Le rail existe encore, et il pourrait peut-être, dans certaines conditions, redevenir une partie de la solution.